Ce n'est pas tout ça mais nous avons un couscous à manger. Nous repartons comme nous sommes venu pour le campement. Notre fille, grande aventurière devant l'éternel et les autres aussi, nous concocte la petite séance « stress » indispensable à son équilibre, pas forcément au notre mais bon, c'est une autre histoire. Notre amarra de guide, déjà dopé par ses bières sans alcool, pense sans doute que le moment est venu pour un rapprochement France/Tunisie, monte en croupe du chameau de Stéphanie. Ne connaissant pas ma fille, il veut faire le beau et décide d'entamer la séance « impression ». Lance la bête au galop, enfin une espèce de galop qui ressemble en fait à un trot rapide et là coup de thêatre, nous qui sommes devant, voyons passer en zigzagant notre Stéphanie, seule sur le drom. De toute évidence, elle ne maitrise pas la situation. Le drom se barre, de nuit, dans le désert avec Stéphanie dessus « hilare ». Entre temps, Amarra vient prendre la ficelle de direction de notre drom pour qu'Ali puisse courir après Stéphanie. En voyant Ali récupérer ses babouches et cavaler dans le noir, notre sourire idiot de touriste, nous quitte. C'est de moins en moins drôle même si ça me fait rire tout de même, de voir le dromadaire s'arrêter, laisser arriver Ali et repartir de plus belle en zigzagant pour s'arrêter de nouveau et rebelote. Ça a durer....un bon moment. Notre propre chameau, au vu de son copain en cavale était tenté aussi par l'aventure et avait des réactions de plus en plus brusques. Le fait que ce soit Amarra qui le dirige ne me disait rien qui vaille. Françoise réclamait avec de plus en plus de véhémence, de pouvoir descendre et retrouver sa chère terre ferme, sans succès. Je ne vous fait pas languir plus longtemps, l'histoire se finit bien et Ali, notre sauveur, chope le dromadaire dissipé, monté par sa chamelière toujours hilare. Il paraît que c'est un exploit qu'elle ne soit pas tombée...les cours d'équitation de la fifille n'auront pas été vains. Nous apprendrons plus tard de la bouche de stéphanie, le fin mot de l'histoire. Effectivement, Amarra a voulu frimer et lancer le drom au galop. Par maladresse, il a lâché la ficelle directionnelle attachée à l'anneau nasal, compris son erreur, pris peur et abandonna le navire...heu...le dromadaire.

lun 30 jan 2012 09:00
